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lunes, 1 de agosto de 2016

Entrevista in extenso para "La Grieta" blog cultural y político de la juventud española (27 de julio 2016)

La corrupción = dominación social + impunidad - voz ciudadana: Irma Eréndira Sandoval

Según las últimas encuestas del CIS (Centro de Investigaciones sociológicas), los españoles consideran que la corrupción es el segundo problema más grave del país, solo por detrás del paro. Y no es de extrañar. Las imágenes de políticos, empresarios y miembros de otras instituciones del Estado entrando precipitadamente en los juzgados rodeados de una nube de periodistas se ha vuelto común en los últimos tiempos. El mal parece endémico. En lo que vamos de democracia, la corrupción política le ha costado a las arcas públicas millones de euros (las estimaciones van desde los 7.500 milloneshasta los 87.000 millones) y cada vez queda más claro que sus tentáculos se extienden sin límites. Frente a esta situación, la crítica ha girado alrededor de las clásicas consideraciones acerca de la ética en el ejercicio de los cargos públicos. Desde esta perspectiva, se asume que la corrupción se reduce al comportamiento desviado de algunas manzanas podridas, responsables de los casos de amaños de contratos, el enriquecimiento ilícito o el nepotismo que vemos desfilar por los medios de comunicación. Sin embargo, estos planteamientos pueden esconder la profundidad del fenómeno de la corrupción.

Para la doctora Irma Eréndira Sandoval, directora del Laboratorio de Documentación y Análisis de la Corrupción y la Transparencia de la Universidad Nacional Autónoma de México, la corrupción tiene más que ver con una cuestión de dominación estructural. Su concepto de la corrupción estructural es particularmente útil para analizar la manera en que las instituciones y los intereses públicos se han visto afectados por el auge del sector privado asociado a las últimas décadas de concierto neoliberal. La doctora Sandoval nos propone abordar la corrupción como un fenómeno intrínsecamente ligado a la noción de poder: «La corrupción es una forma de dominación política que implica una impunidad estructural (especialmente en el caso del sector privado) y un desempoderamiento de la sociedad». Es por ello que la lucha anticorrupción es antes que nada un replanteamiento del poder de la ciudadanía: «Para acabar con ella se necesitan unas dosis significativas de democracia» [1]. Nos reunimos con la doctora para comprender las claves de su trabajo teórico e intentar realizar un diagnóstico de nuestra propia realidad nacional.

Teoría de la corrupción estructural



Por regla general, cuando se habla de corrupción, esta se reduce al pago de sobornos o la extorsión que ocurre en los niveles inferiores de la Administración pública. Usted defiende que esta perspectiva es demasiado simplista y no nos permite comprender la naturaleza y la profundidad de este fenómeno. ¿Cómo aborda usted el fenómeno de la corrupción en su trabajo de investigación?

La corrupción es una forma específica de dominación que tiene que ver con un diferencial de poder estructural. Precisamente, se trata de la forma de dominación que está imprimiendo su huella en el mundo contemporáneo. Como tú comentas, muchas veces solo alcanzamos a ver sus manifestaciones superficiales. Sin embargo, lo central de la corrupción es este diferencial de poder, sumado a una impunidad generalizada y a la ausencia de una voz ciudadana que sirva de contrapoder. Esos son los tres elementos centrales en mi teoría de la corrupción estructural.

Si la corrupción tiene que ver con una relación de dominación, entonces no tendría sentido reducirla a algo que ocurre exclusivamente en el sector público, como pretende la teoría neoliberal. También puede afectar al sector privado.

Por supuesto. Ese es otro de los elementos centrales en mi teoría de la corrupción. La corrupción no es solo publica, también contamina al sector privado. Durante mucho tiempo se han analizado las prácticas abusivas que típicamente emergen del sector privado como si se tratara de disfunciones o distorsiones de la impoluta maquinaria de los mercados.Esto es engañoso. Estas prácticas abusivas son un elemento central de su funcionamiento. Las recientes filtraciones masivas de datos, con el caso de los papeles de Panamá o Wikileaks, han demostrado que los actores privados, y en particular los actores del mundo de las finanzas, ocupan un lugar central en la articulación de la corrupción estructural.

Para seguir leyendo la entrevista oprima aquí






[1] ^ Sandoval Ballesteros Irma Eréndira, (2013). From institutional to structural corruption: Rethinking corruption in a world of public-private partnerships. Edmond J. Safra Research Lab Working Papers, No. 33 Harvard University. December 20, 2013 http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2370576

lunes, 22 de diciembre de 2014

Le Mexique est aux prises avec la narco-politique: Entretien avec Irma Eréndira Sandoval dans Le Monde, Paris, France (9, Decembre, 2014)



«Le Mexique est aux prises avec la narco-politique»

Pour Irma Eréndira Sandoval, qui étudie la corruption au Mexique, le récent massacre de 43 étudiants est révélateur d’un Etat désormais au service des narcotrafiquants contre la population et la contestation. Irma E. Sandoval est professeure à l’université nationale autonome du Mexique. Elle y dirige le Laboratoire de recherche sur la corruption et la transparence. Elle est actuellement professeure invitée à Sciences Po/Sorbonne Nouvelle.


Q. Dans quel contexte politique la disparition de ces 43 étudiants en septembre s’inscrit-elle ?

Cette tuerie est très significative car elle démontre que le pouvoir cherche à briser le cycle de manifestations en cours au Mexique. Les victimes fréquentaient l’école normale d’instituteurs d’Ayotzinapa, qui forme des enseignants ruraux. Elles étaient réunies pour lever des fonds afin de pouvoir se rendre à la commémoration d’une autre mobilisation estudiantine qui se termina, elle aussi, par une tuerie, bien plus grave celle-là, le massacre de Tlatelolco, le 2 octobre 1968.
À la demande du maire de la petite ville où se trouvaient les étudiants ce 26 septembre, la police est envoyée, accompagnée d’hommes non identifiés, pour réprimer les futurs instituteurs et les remettre au cartel local qui les assassine.

Le Mexique subit la violence des narcotrafiquant depuis 20 ans, mais l’Etat jusque-là se contentait de prendre parti pour l’un ou l’autre des barons de la drogue et de cibler ses rivaux. Aujourd’hui, l’Etat vise directement ceux qui contestent son autorité. Nous en sommes arrivés à un point où l’on peut comparer la situation du Mexique à celle du Chili sous Pinochet. La Colombie n’offre même pas un point de comparaison crédible, car au Mexique, les relations entre narcos et responsables politiques sont bien plus étroites. Les premiers interlocuteurs des narcos ne sont pas des organisations comme les FARC ou des milices, mais bien nos représentants élus.

Q. Selon vous, le président peut-il apaiser la situation ?

Le bilan d’Enrique Nieto en la matière ne le laisse pas croire. Lorsqu’il était gouverneur de l’Etat de Mexico, entre 2005 et 2011, il a également fait face à d’intenses mouvements de contestation, sans avoir engagé le dialogue avec les opposants. On a pu s’en rendre compte lorsque les habitants de San Salvador Atenco, une petite ville près de Mexico, se sont révoltés contre le projet d’aéroport international qu’il défendait. M. Nieto a préféré se braquer et employer la manière forte. La répression policière fit plusieurs morts. Aujourd’hui président, M. Nieto mène la même politique anti démocratique.

Cette stratégie s’est retournée contre le gouvernement car elle ne fait qu’accélérer la prise de conscience en cours. Les gens continuent à manifester en dépit du sentiment de peur que le gouvernement cherche à diffuser. Les électeurs sont désabusés et ne voient plus l’utilité des différents scrutins. Et c’est très malheureux. Mais c’est une conséquence naturelle de la situation. Il faut changer les choses.

Q. Laurent Fabius affirmait récemment que « le Mexique reste un Etat démocratique », vous êtes donc en désaccord avec lui ?

Oui et non. Car si l’on ne considère que les institutions et leur fonctionnement, le Mexique n’est pas une démocratie. Mais si notre regard se porte plutôt sur la société civile, oui, le Mexique est bien une démocratie.

Il est du reste très significatif que le ministre français des affaires étrangères emploie ce verbe, rester. Il ne nous dit pas que le Mexique “est” une démocratie, mais qu’il demeure, malgré tout, une démocratie. En reconnaissant de manière implicite ce hiatus, Laurent Fabius semble nous rappeler la nécessité de reconstruire notre démocratie.
Certains estiment que le Mexique est un Etat failli (failed state), je ne crois pas que ce soit le cas. En plus d’une société civile vigilante, le Mexique dispose d’une grande force économique, notamment grâce au pétrole.

Q. Partagez vous l’idée selon lequel le Mexique est il aux prises avec la « narco-politique » ?

Il y a une industrie de la guerre, de la drogue, une autre qui s’occupe de blanchir l’argent. Ces secteurs d’activité sont très prospères et ont cannibalisé le pays. Ce massacre en donne la preuve. L’armée est gagnée par ce mal. Depuis une dizaine d’années, elle est devenue un acteur politique important en s’appuyant sur la guerre contre la drogue. Alors qu’ils avaient pour tradition de faire profil bas, les généraux se présentent maintenant comme des figures d’autorité dans notre démocratie et cherchent à se faire connaître du public, ce qui est très inquiétant.

Q. Les États-Unis sont-ils en partie responsables la situation ?

Oui, à bien des égards. Le dictateur Porfirio Díaz, au pouvoir de 1884 à 1911, et mort ici à Paris, disait ainsi « pauvre Mexique, si loin de Dieu, si près des États-Unis ». Cela reste toujours vrai. L’accord de libre-échange nord-américain, entré en vigueur en 1994, a déstabilisé notre pays, ruinant l’agriculture locale. En vingt ans, nous avons vu disparaître les petits paysans au profit d’un modèle industriel de production qui a provoqué de vastes mouvements de population. L’initiative de Mérida a également déraillé. Lancée en 2007, elle devait aider le Mexique à lutter contre les narcotrafiquants, en finançant l’achat de matériels militaires. Or, cet équipement sert aujourd’hui dans une guerre contre l’ensemble de la société.

Par ailleurs, la militarisation de la frontière mexicano-américaine a transformé le Mexique en zone tampon où se trouvent tous les migrants d’Amérique latine qui souhaitent aller aux États-Unis sans y parvenir. Cela vient aussi fragiliser le Mexique. Sans parler de l’import illégal d’armes venant des États-Unis, où elles sont en vente libre, et qui viennent alimenter la violence dans notre pays. On sait aussi grâce au Wall Street Journal que des agents américains conduisent des opérations spéciales au Mexique en se faisant passer pour des agents mexicains, sans l’autorisation de nos autorités. C’est un scandale et un profond manque de respect pour nos institutions.

Q. Vous provenez vous-même de l’Etat de Guerrero où ces 43 étudiants ont disparu. Que pouvez-vous nous dire de cette région ?

  1. Cet Etat porte le nom de Vicente Guerrero (1782-1831), qui fut l’un des leaders de la guerre d’indépendance (1810-1821) et président du Mexique. Sous son autorité, notre pays fut l’un des premiers en Amérique Latine à abolir l’esclavage en 1829. L’Etat du Guerrero fut l’un des centres de la mobilisation étudiante dans les années 1960 et la guérilla d’inspiration communiste y est née dans les années 1970.

Il faut cependant être attentif à une chose, la mobilisation est aujourd’hui en train de se radicaliser. La violence s’installe, bien que de manière encore limitée. Des manifestations sont organisées aux abords des bureaux du PRI et le lobby est incendié, idem à la législature locale. Il n’y a pas d’émeutes, les objectifs sont définis à l’avance. Mais il faut s’inquiéter de ces développements. La tension ne fera que monter à mesure que l’on approchera des élections locales en juillet 2015.


Propos recueillis par Marc-Olivier Bherer
Para leer nota original de click aquí

viernes, 5 de diciembre de 2014

Ayotzinapa y la privatización de los aparatos represivos (Revolución Tres Punto Cero, 1 Dic. 2014)

Uno de los logros principales del movimiento de Ayotzinapa radica en haber demostrado que la corrupción es un fenómeno estructural que no se resolverá con simples “cambios de gabinete”, como lo ha dicho claramente Omar García. Hoy ya nadie puede seguir sosteniendo que la corrupción es una “debilidad de orden cultural… un tema casi humano que ha estado presente en la historia de la humanidad”, como lo declaró con su típico estilo cantinflesco Enrique Peña Nieto el pasado 20 de agosto. Los mexicanos nos hemos levantado para exigir la solución de un problema que no es cultural, intrínsecamente humano o metafísico, sino estrictamente político y social.

En todo caso la “cultura” que vinculada a la corrupción no sería la cultura humana en general ni mucho menos la mexicana en particular, sino precisamente la cultura de la impunidad priista que ha signado la política desde el sexenio de Miguel Alemán Velasco, el primer presidente del Partido Revolucionario Institucional (PRI), iniciador conspicuo de la colusión público-privada al servicio de la corrupción estructural.

La corrupción que hoy tiene a nuestro país al borde del abismo, se encuentra íntimamente vinculada al neoliberalismo depredador. Con mucha razón el proyecto político de articulación antineoliberal que Ayotzinapa representa rechaza abiertamente las reformas educativa, energética, laboral, y de (in)justicia que fueron impuestas de forma antipopular por Peña Nieto en sus primeros meses de uso y usufructo de la presidencia comprada.

La entrega de pedazos del territorio nacional a los narcotraficantes constituye la otra cara de la moneda del reparto de las reservas petroleras a las trasnacionales rapaces. No es ninguna coincidencia que la creciente privatización y deshumanización de la guerra y las operaciones militares ocurra con más intensidad en aquellas regiones en donde se extiende y crece la resistencia de las poblaciones civiles, como pasa hoy en Guerrero y en vastas zonas de nuestro país.

No es gratuito a este respecto que cada vez con mayor intensidad los caciques y empresarios vinculados al poder y el narcoestado, contraten pistoleros privados y guardias personales para asegurar su dominio sobre las poblaciones civiles con objeto de seguir amedrentando y lucrando con los recursos de las comunidades del sur, como acontece en la región de La Parota en Guerrero. Recientemente, por ejemplo, cuatro personas perdieron la vida y cinco más resultaron heridas en un enfrentamiento entre pistoleros al servicio de los dueños de la gravillera “Kimbar” e integrantes del Consejo de Ejidos y Comunidades Opositoras a La Parota (Cecop).

Un elemento central del proyecto neoliberal es precisamente la privatización de los aparatos represivos a través de empresas militares de factura estadounidense tipo Kellog, Brown & Root, Halliburton y BlackWater entre otras corporaciones que sin ningún escrúpulo, ideología, moral o respeto alguno por los derechos humanos, actúan vendiéndose al mejor postor para el lucrativo negocio de la guerra. EE.UU. es el referente por excelencia de este fenómeno. A nivel internacional su ejército opera a través de la colonización de todas sus tareas por mercenarios internacionales, que sustituyen a los soldados en las misiones bélicas con objeto de evadir la justicia internacional para responder por abusos y arbitrariedades.

Pero esta receta privatizadora no ha quedado circunscrita a la jurisdicción estadounidense. En el marco de la creciente intervención norteamericana en América Latina a través del repudiado “Plan Colombia” y en nuestro país con la funesta “Iniciativa Mérida”, las actividades de corporaciones militares privadas han sido cada vez más generalizadas y abiertas e incluso los presupuestos llegan a etiquetarse para asignar contratos a este tipo de corporaciones. Si con Calderón se iniciaron ya la puesta en marcha de las cárceles privadas, con su heredero Peña Nieto se buscará consolidar la abierta incursión de empresas militares trasnacionales y de seguridad privada. En los hechos el nuevo “decálogo para la seguridad” que en la víspera el gobierno ha dado a conocer, encierra este mismo proyecto privatizador y entreguista de los aparatos represivos a contratistas privados e internacionales dado que toda centralización de la seguridad y la creación de las 32 nuevas corporaciones policiacas anunciadas por Peña Nieto, exigirán asignación de millonarios contratos para las innumerables tareas de seguridad y control policiaco con los evidentes riesgos en materia de derechos humanos, opacidad, y abuso de los recursos públicos para nuestros país.

Ya existen voces incluso que han llegado a sugerir que el monstruoso asesinato del estudiante Julio César Mondragón fue ejecutado precisamente por.... Si quiere seguir leyendo oprima aquí

domingo, 17 de noviembre de 2013

Futbol y corrupción (La Jornada, 17 de noviembre 2013)


La fotografía de falsa euforia de Enrique Peña Nieto, su esposa y sus cercanos ante el triunfo de la selección nacional contra Nueva Zelanda tiene un tufo de los típicos arreglos corruptos que suelen caracterizar al futbol. Si algo se celebra en esa imagen ensayada, no sería la victoriade una selección mediocre, sino el alivio de Televisa que tanto invirtió en los derechos de transmisión de la Copa Mundial.

El engañoso y perverso enaltecimiento del consumismo del Buen Fin constituye la perfecta metáfora para la coyuntura nacional actual. Si Peña Nieto compró la elección que lo llevó a la Presidencia, si la Secretaría de Hacienda compró su Presupuesto de Egresos para 2014 con precios que oscilan entre 10 y 24 millones de pesos por diputado, y los cabilderos de las grandes petroleras compran al precio que sea plumas y conciencias con el fin de aprobar sureforma energética, ¿por qué no Televisa habría de comprar un partido de futbol que para la selección de Nueva Zelanda no significaba absolutamente nada?

Abundan las historias de corrupción, fraudes y engaños en el futbol. La comisión de ética interna de la FIFA ha tenido que reconocer la constante realización de millonarios sobornos a los más altos funcionarios de la federación internacional. Este mismo año estos escándalos le costaron el cargo de presidente honorario al propio Joao Havelange y a su yerno Ricardo Teixeira.... Para continuar leyendo oprima aquí